Ce nouveau plan de l’OEA pour « la stabilité et la paix » en Haïti, présenté en août 2025, ressemble étrangement, à s’y méprendre, à ceux des décennies passées. Sécurité, élections, aide humanitaire, développement : les piliers sont les mêmes, les acteurs internationaux aussi, et les résultats, hélas — on ne peut s’empêcher d’être sceptique — probablement des résultats similaires.
Et pour cause : où étaient les « propositions de solutions » lorsque les gangs armés étendaient leur emprise sur Port-au-Prince ? A-t-on vraiment cru innover en reléguant le traitement du dossier d’Haïti à des instances régionales comme la CARICOM, dont l’expertise des pays se résume essentiellement à promouvoir, sinon vendre de l’exotisme touristique (du soleil, des plages et autres attraits), plutôt qu’à résoudre des crises sécuritaires et politiques ?
Peut-être que le véritable problème n’est-il pas seulement haïtien. Ne tient-il pas également à une communauté internationale qui abdique ou répète inlassablement les mêmes erreurs, sans jamais questionner ses méthodes, sa coordination boiteuse ni sa capacité à écouter réellement les Haïtiens ?
Aussi, plutôt que de pondre un énième document qui rejoindra les archives poussiéreuses de l’organisation, l’OEA ne devrait-elle pas commencer par un plan de sauvetage… pour elle-même ? Un plan pour enfin apprendre du passé, et cesser de reproduire les mêmes recettes en espérant un résultat différent.
À ce rythme, dans dix (10), quinze (15) ou vingt (20) ans, nous aurons sans doute droit à une nouvelle feuille de route tout aussi ambitieuse, mais tout aussi vaine, de quoi confirmer que « l’histoire est un éternel recommencement », surtout en Haïti.
Peut-être que le véritable problème n’est-il pas seulement haïtien. Ne tient-il pas également à une communauté internationale qui abdique ou répète inlassablement les mêmes erreurs, sans jamais questionner ses méthodes, sa coordination boiteuse ni sa capacité à écouter réellement les Haïtiens ?
Aussi, plutôt que de pondre un énième document qui rejoindra les archives poussiéreuses de l’organisation, l’OEA ne devrait-elle pas commencer par un plan de sauvetage… pour elle-même ? Un plan pour enfin apprendre du passé, et cesser de reproduire les mêmes recettes en espérant un résultat différent.
À ce rythme, dans dix (10), quinze (15) ou vingt (20) ans, nous aurons sans doute droit à une nouvelle feuille de route tout aussi ambitieuse, mais tout aussi vaine, de quoi confirmer que « l’histoire est un éternel recommencement », surtout en Haïti.
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