Solino après le tremblement de terre...

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Le quartier de Solino, à Port-au-Prince, porte les stigmates béants d’un séisme qui n’a rien de naturel. 
Ici, le tremblement de terre est humain. Il a pour nom : les gangs armés et leurs complices.

Sur leur passage, ils ont tout ravagé. Maisons éventrées, commerces pillés, vies réduites en cendres. 

Leur départ récent s’est accompagné d’un ultime cynisme : une invitation lancée aux habitants, pourtant terrorisés et dépouillés, voire décapitalisés à « venir récupérer leurs biens ».

Quels biens ? Dans un quartier exsangue et dévasté, que reste-t-il à récupérer ? Les portes ont été arrachées, les murs souillés, les dernières valeurs emportées. 

Cette proposition sonne comme une cruelle moquerie vers des familles déchirées.

D’un côté, l’appel viscéral du retour, l’espoir ténu de retrouver ce qui fut un foyer, si abîmé soit-il. 

De l’autre, la mise en garde ferme de la Police Nationale d’Haïti (PNH). Celle qui n’a pu les protéger lorsque les gangs faisaient la loi leur demande aujourd’hui de ne pas revenir. 

La raison ? Le risque est trop grand. Leur retour pourrait offrir aux bandits le bouclier humain qu’ils cherchent, transformant les habitants en otages potentiels.

Le cœur des victimes de Solino battent entre deux abîmes : l’exil et la perte définitive de leur ancrage, ou le retour et le risque d’y laisser leurs vies.

Que faire, quand des deux (2) côtés, le mal semble être infini ?

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