La jeunesse haïtienne, pour le moment impuissante, voit le ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC) saigné à blanc ; ses ressources vitales s’écoulant comme le sang d’une plaie béante. Depuis plus d’une décennie, l’institution, censée porter sa politique, connaît une instabilité chronique et des scandales de corruption à répétition.
Pas moins de onze (11) ministres se sont succédé à la tête de 2011 à 2025 dans une valse politique effrénée, symptôme d’un secteur instable. Chacun de ces passages a aggravé l’hémorragie institutionnelle par son lot de gestion approximative, de détournements, de marchés opaques, de clientélisme assumé et, malheureusement, d’absence de reddition de comptes.
Ce système de prédation, couplé à une impunité systémique, se manifeste dans des faits accablants de la dernière décennie. Par exemple, des centaines « d’employés » fantômes ont creusé, entre autres dissymétries, une dette de soixante-treize (73) millions de gourdes, et des documents ont été délibérément détruits afin de dissimuler l’ampleur des irrégularités.
Plus récemment, une enquête citoyenne suivi d’une investigation étatique (ULCC) d’autres abus graves : l’utilisation abusive de fonds publics (carburant, fêtes nationales), des paiements sans livraison (plus de 50 millions de gourdes envolés) et même le rançonnement de jeunes bénéficiaires de programmes sociaux. Les rêves de milliers de jeunes sportifs ont été brisés, trahis par ceux qui étaient censés les porter.
La palme de la trahison revient à certaines dirigeantes du MJSAC qui, loin de confirmer l’adage « Donnez le pouvoir aux femmes et vous verrez la société changer », ont fait honte à la gent féminine en se révélant aussi prédatrices, sinon pires que leurs alter ego masculins. À noter que, parmi ces onze (11) titulaires, quasiment la moitié est du genre féminin.
Les commémorations civiques ont aussi servi de prétexte au pillage des ressources et des fonds du MJSAC : en témoignent les dix (10) millions de gourdes dilapidées lors de la Bataille de Vertières 2024 et les cinquante (50) millions engloutis lors de la Fête du Drapeau du 18 mai 2025, sans impact tangible sur le domaine du civisme.
Nos héros de l’indépendance doivent se retourner dans leurs tombes en voyant l’idéal de 1804 bafoué par de telles dérives et de tels acteurs. Ce vol des rêves des jeunes et des sportifs, orchestré par des clans népotiques et des officines mafieuses, laisse une institution exsangue et une génération flouée.
Il est temps de refermer ces veines ouvertes et de rendre à la Jeunesse haïtienne le sang d’espoir qui lui a été volé.
Ce système de prédation, couplé à une impunité systémique, se manifeste dans des faits accablants de la dernière décennie. Par exemple, des centaines « d’employés » fantômes ont creusé, entre autres dissymétries, une dette de soixante-treize (73) millions de gourdes, et des documents ont été délibérément détruits afin de dissimuler l’ampleur des irrégularités.
Plus récemment, une enquête citoyenne suivi d’une investigation étatique (ULCC) d’autres abus graves : l’utilisation abusive de fonds publics (carburant, fêtes nationales), des paiements sans livraison (plus de 50 millions de gourdes envolés) et même le rançonnement de jeunes bénéficiaires de programmes sociaux. Les rêves de milliers de jeunes sportifs ont été brisés, trahis par ceux qui étaient censés les porter.
La palme de la trahison revient à certaines dirigeantes du MJSAC qui, loin de confirmer l’adage « Donnez le pouvoir aux femmes et vous verrez la société changer », ont fait honte à la gent féminine en se révélant aussi prédatrices, sinon pires que leurs alter ego masculins. À noter que, parmi ces onze (11) titulaires, quasiment la moitié est du genre féminin.
Les commémorations civiques ont aussi servi de prétexte au pillage des ressources et des fonds du MJSAC : en témoignent les dix (10) millions de gourdes dilapidées lors de la Bataille de Vertières 2024 et les cinquante (50) millions engloutis lors de la Fête du Drapeau du 18 mai 2025, sans impact tangible sur le domaine du civisme.
Nos héros de l’indépendance doivent se retourner dans leurs tombes en voyant l’idéal de 1804 bafoué par de telles dérives et de tels acteurs. Ce vol des rêves des jeunes et des sportifs, orchestré par des clans népotiques et des officines mafieuses, laisse une institution exsangue et une génération flouée.
Il est temps de refermer ces veines ouvertes et de rendre à la Jeunesse haïtienne le sang d’espoir qui lui a été volé.
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