Dans les débats publics nationaux, lorsque le MJSAC se retrouve vilipendé, brocardé et parfois même questionné dans sa pertinence, il serait réducteur d’attribuer cette crise à la seule personne de sa titulaire actuelle.
Certes, elle et ses complices, visibles ou occultes, devront répondre devant la justice pour les malversations et actes de corruption ayant entaché leur gestion.
Mais l’essentiel du problème est ailleurs. Sa patente incapacité à hisser le ministère à la hauteur des défis contemporains résume, à elle seule, l’état de notre praxis politique.
Ce qui frappe, au fond, c’est l’absence persistante de débats sérieux, structurés et féconds sur ce que doivent être les politiques publiques de jeunesse, de sport et de civisme.
Et pour cause, lorsque ces thématiques sont traitées comme des portefeuilles anecdotiques ou des instruments de clientélisme politique, distribués en guise de récompense, il ne faut pas s’étonner que l’institution en souffre, que sa mission soit dévoyée et que son utilité même soit publiquement contestée.
On pourrait presque en sourire, si la situation n’était pas aussi grave : la désignation de certains ministres semble parfois obéir à des logiques de relations douteuses, voire moralement contestables.
Toutefois, ce désordre apparent n’est que la surface d’un mal plus profond : l’absence chronique de critères rigoureux de compétence, de probité, de vision stratégique et de crédibilité sectorielle dans le choix du personnel politique.
À court terme, dans le cadre d’une transition, la rationalité politique — qui fait trop souvent défaut — impose de replacer la jeunesse au cœur des dispositifs de sécurisation du pays et d’organisation du processus électoral. Les jeunes ne doivent plus être traités comme une variable d’ajustement ou une main-d’œuvre de manipulation électorale à bas prix, mais comme des acteurs civiques à part entière, à former, à encadrer et à intégrer dans des mécanismes structurés de responsabilité citoyenne, aux niveaux local et national.
À moyen et long terme, la réflexion doit répondre à des questions non équivoques, fondamentales.
Ces interrogations dépassent très largement les querelles de personnes, et commandent un véritable débat d’idées, exigeant et structuré, associant le mouvement associatif et sportif, les universitaires, les experts et les citoyens éclairés de la société civile, tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora.
Le problème dépasse donc de très loin les insuffisances personnelles, les maladresses ou l’inaptitude manifeste de l’actuelle titulaire à se hisser à la hauteur des enjeux complexes et transversaux de la jeunesse, du sport et du civisme.
Il s’agit, entre autres dissymétries, d’une défaillance structurelle de notre mode de gouvernance publique et de sélection de nos élites politiques.
Tant que nous refuserons d’aborder cette problématique avec lucidité, courage et intégrité intellectuelle, nous continuerons à condamner notre jeunesse à demeurer spectatrice de son propre destin, au lieu d’en faire l’architecte conscient et responsable de l’avenir du pays.
Ces considérations ne concernent d’ailleurs pas le seul MJSAC, même si la transversalité de la jeunesse n'est plus à discuter.
Elles touchent, en réalité, aux fondements mêmes de la refondation sécuritaire, de l’aménagement du territoire, de la relance économique et du renforcement institutionnel — autant de piliers sans lesquels il ne peut exister de société durablement juste, équitable et gouvernée par le primat de l’État de droit et de l’intérêt général.
Mais l’essentiel du problème est ailleurs. Sa patente incapacité à hisser le ministère à la hauteur des défis contemporains résume, à elle seule, l’état de notre praxis politique.
Ce qui frappe, au fond, c’est l’absence persistante de débats sérieux, structurés et féconds sur ce que doivent être les politiques publiques de jeunesse, de sport et de civisme.
Et pour cause, lorsque ces thématiques sont traitées comme des portefeuilles anecdotiques ou des instruments de clientélisme politique, distribués en guise de récompense, il ne faut pas s’étonner que l’institution en souffre, que sa mission soit dévoyée et que son utilité même soit publiquement contestée.
On pourrait presque en sourire, si la situation n’était pas aussi grave : la désignation de certains ministres semble parfois obéir à des logiques de relations douteuses, voire moralement contestables.
Toutefois, ce désordre apparent n’est que la surface d’un mal plus profond : l’absence chronique de critères rigoureux de compétence, de probité, de vision stratégique et de crédibilité sectorielle dans le choix du personnel politique.
À court terme, dans le cadre d’une transition, la rationalité politique — qui fait trop souvent défaut — impose de replacer la jeunesse au cœur des dispositifs de sécurisation du pays et d’organisation du processus électoral. Les jeunes ne doivent plus être traités comme une variable d’ajustement ou une main-d’œuvre de manipulation électorale à bas prix, mais comme des acteurs civiques à part entière, à former, à encadrer et à intégrer dans des mécanismes structurés de responsabilité citoyenne, aux niveaux local et national.
À moyen et long terme, la réflexion doit répondre à des questions non équivoques, fondamentales.
- Quel type de citoyen entendons-nous façonner à l’horizon d’une génération ?
- Une jeunesse marginalisée et désenchantée ne constitue-t-elle pas, à échéance prévisible, le principal réservoir humain des violences de demain ?
- Les gangs que l’État combat aujourd’hui ne sont-ils pas, en réalité, la conséquence différée de décennies d’abandon, d’improvisation et de renoncement stratégique des jeunes d'hier ?
- Et surtout, comment concevoir et mettre en œuvre, dès maintenant, des politiques publiques cohérentes et continues capables de faire émerger, à l’échelle d’une génération, une jeunesse porteuse des valeurs de justice, d’équité et de responsabilité civique ?
Ces interrogations dépassent très largement les querelles de personnes, et commandent un véritable débat d’idées, exigeant et structuré, associant le mouvement associatif et sportif, les universitaires, les experts et les citoyens éclairés de la société civile, tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora.
Le problème dépasse donc de très loin les insuffisances personnelles, les maladresses ou l’inaptitude manifeste de l’actuelle titulaire à se hisser à la hauteur des enjeux complexes et transversaux de la jeunesse, du sport et du civisme.
Il s’agit, entre autres dissymétries, d’une défaillance structurelle de notre mode de gouvernance publique et de sélection de nos élites politiques.
Tant que nous refuserons d’aborder cette problématique avec lucidité, courage et intégrité intellectuelle, nous continuerons à condamner notre jeunesse à demeurer spectatrice de son propre destin, au lieu d’en faire l’architecte conscient et responsable de l’avenir du pays.
Ces considérations ne concernent d’ailleurs pas le seul MJSAC, même si la transversalité de la jeunesse n'est plus à discuter.
Elles touchent, en réalité, aux fondements mêmes de la refondation sécuritaire, de l’aménagement du territoire, de la relance économique et du renforcement institutionnel — autant de piliers sans lesquels il ne peut exister de société durablement juste, équitable et gouvernée par le primat de l’État de droit et de l’intérêt général.
Commentaires
Ajouter un commentaire