ZERO-ZERO SUR LE TERRAIN – ZERO BARRÉ DANS LA GOUVERNANCE

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Le score nul et vierge du match des Grenadiers d'hier face à une équipe du Honduras à leur portée consacre leur premier point précieux dans la dernière ligne droite des qualifications pour le Mondial 2026.
Il s’inscrit dans un contexte de double déliquescence institutionnelle qui dépasse les individus, car c’est l’idéal même sportif et civique qui s’effrite, sinon vacille. Et pour cause :
  1. La « famille du football » demeure divisée par des querelles internes ; et
  2. Le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC) offre l’image affligeante d’une gouvernance désarticulée, minée, entre autres, par les scandales persistants de malversations et de corruption ; comme l’attestent les enquêtes d’Ensemble contre la corruption (ECC) et les investigations en cours de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC).
Comment la corruption s’est-elle institutionnalisée jusqu’à ronger la mission du MJSAC, alors que le pays s’est doté d’institutions et d’arsenal juridique anticorruption ?

Eludons de débattre aujourd’hui des causes et des raisons, demandons-nous plutôt : Pourquoi les acteurs des mouvements associatifs et sportifs ne s’accordent-ils pas sur l'adoption d'une feuille de route nationale pour combattre la corruption ?

Comme le rappelait Kofi Annan, « la corruption est un crime contre l’humanité ». Dans le cas du MJSAC, elle vole aux jeunes et aux sportifs les ressources financières dédiées à leurs structures d’insertion, terrains de jeu, matériels et équipements sportifs et jusqu’à leur idéal civique.

Et l'on se demande, perplexe, si le monde associatif et sportif peut encore redevenir cet espace de vertu où se forgent des jeunes et des sportifs dignes ?

La réponse est oui, à condition d’en extirper la pourriture qui le ronge.

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