Aux États-Unis, la fin du TPS pour nos compatriotes, effective depuis le 27 juillet 2026, charrie son cortège de drames : emplois menacés, projets suspendus, familles déchirées et peur de l’expulsion.
En République dominicaine, les expulsions massives se sont intensifiées : 226.000 depuis jamvier et 34.000 rien qu'au mois de juin 2026 selon la Direction générale de la migration dominicaine (DGM). Le profilage racial s'y banalise, la xénophobie y reste chronique, et les discours stigmatisants, parfois ouvertement haineux, s'accompagnent d'un accès de plus en plus restreint aux services essentiels.
En Haïti, le CEP fixe le premier tour des élections au 13 décembre 2026, tout en reconnaissant que le calendrier dépend d’un environnement sécuritaire acceptable et des financements disponibles, renvoyant ainsi la balle dans le camp d’un gouvernement sommé de rétablir un minimum de contrôle territorial, de sécurité publique et de confiance.
En République dominicaine, les expulsions massives se sont intensifiées : 226.000 depuis jamvier et 34.000 rien qu'au mois de juin 2026 selon la Direction générale de la migration dominicaine (DGM). Le profilage racial s'y banalise, la xénophobie y reste chronique, et les discours stigmatisants, parfois ouvertement haineux, s'accompagnent d'un accès de plus en plus restreint aux services essentiels.
En Haïti, le CEP fixe le premier tour des élections au 13 décembre 2026, tout en reconnaissant que le calendrier dépend d’un environnement sécuritaire acceptable et des financements disponibles, renvoyant ainsi la balle dans le camp d’un gouvernement sommé de rétablir un minimum de contrôle territorial, de sécurité publique et de confiance.
Or, l’ONU constate depuis avril une aggravation de la violence armée et une extension territoriale des gangs et groupes criminels.
À cette triple inquiétude s’ajoute la précarité économique, au moment où les familles doivent déjà préparer la rentrée scolaire de septembre.
Fallait-il, pour autant, renoncer à vivre la Coupe du monde ? Certainement pas. Un peuple n’a pas à choisir entre la joie et la lucidité.
Quelle réponse diplomatique opposer désormais à ces deux crises, sinon une politique de mobilité humaine, fondée sur un diagnostic intégré et articulant sécurisation des frontières, protection consulaire, négociations bilatérales et multilatérales, insertion économique et redressement intérieur, préalable indispensable à toute réponse durable ?
Enfin, comment garantir des élections que tous souhaitent crédibles lorsque des territoires, des routes et des électeurs échappent encore à l’autorité publique ?
Le CEP, le gouvernement et leurs partenaires donnent parfois l’impression de traiter l’urgence électorale comme une affaire de calendrier. Cette impression est peut-être injuste ; mais, si tel est le cas, elle demeure politiquement dangereuse.
Car organiser un vote sans restaurer les conditions élémentaires de sécurité et de citoyenneté pourrait produire moins de légitimité que de nouvelles fractures, plus profondes encore que celles déjà traversées.
À cette triple inquiétude s’ajoute la précarité économique, au moment où les familles doivent déjà préparer la rentrée scolaire de septembre.
Fallait-il, pour autant, renoncer à vivre la Coupe du monde ? Certainement pas. Un peuple n’a pas à choisir entre la joie et la lucidité.
Quelle réponse diplomatique opposer désormais à ces deux crises, sinon une politique de mobilité humaine, fondée sur un diagnostic intégré et articulant sécurisation des frontières, protection consulaire, négociations bilatérales et multilatérales, insertion économique et redressement intérieur, préalable indispensable à toute réponse durable ?
Enfin, comment garantir des élections que tous souhaitent crédibles lorsque des territoires, des routes et des électeurs échappent encore à l’autorité publique ?
Le CEP, le gouvernement et leurs partenaires donnent parfois l’impression de traiter l’urgence électorale comme une affaire de calendrier. Cette impression est peut-être injuste ; mais, si tel est le cas, elle demeure politiquement dangereuse.
Car organiser un vote sans restaurer les conditions élémentaires de sécurité et de citoyenneté pourrait produire moins de légitimité que de nouvelles fractures, plus profondes encore que celles déjà traversées.
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