Pétrole : cette richesse que nous ne produisons pas

image principale de l'article Pétrole : cette richesse que nous ne produisons pas dans le blog MT1969 de Michelson Thomas

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Depuis ce dernier trimestre, notre pays observe, en spectateur immobile, les événements qui secouent le Venezuela et l’Iran – et nous ne nous y trompons pas : il s’agit en toile de fond d’une lutte pour le contrôle de l’or noir.

Pourquoi cette « ressource des autres » menace-t‑elle aussi notre quotidien et, plus précisément, notre écosystème sportif ?
Des recherches plus poussées nous ont permis de comprendre que le pétrole – ce liquide noir, épais et brut extrait du sous‑sol – ne révèle pleinement sa puissance et son utilité que dans la tour de distillation. 

Dans le domaine sportif, ses composants produits sous l'effet d'une chaleur dont la tour de distillation à le secret – gaz de pétrole liquéfié (GPL), essence, naphta (entrant dans les plastiques), kérosène, diesel, fioul lourd, lubrifiants et bitume – entrent dans la fabrication des chaussures, ballons, vêtements synthétiques, pelouses artificielles et pistes d’athlétisme, ainsi que dans le transport des équipes, des supporters et l’entretien des infrastructures.

Ainsi, la pratique sportive moderne repose, sans que nous en ayons vraiment conscience, sur cette chaîne invisible.

Or, cette mécanique mondiale est, aujourd'hui, dans une zone de fortes turbulences, aggravée par la guerre autour de l’Iran, qui accentue les tensions sur le marché énergétique international, notamment autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part majeure du pétrole mondial. 

Les économistes s’accordent à prévoir une hausse des prix, des risques d’approvisionnement et des mesures d’urgence envisagées par plusieurs pays. On est en droit de se demander : et Haïti ?

Selon de nombreuses sources, Washington pourrait utiliser le Venezuela comme variable d’ajustement en élargissant certaines transactions autorisées avec la PDVSA afin d’accroître l’offre et de contenir la flambée des prix liée à cette crise iranienne dont on ne saurait encore prévoir ni la durée, ni l’issue.

Ce levier restant donc fragile en cas de choc prolongé, nous nous posons, inquiets, la question légitime suivante : notre cher pays, qui ne produit pas de pétrole et ne fait qu’en consommer, comment va-t‑il être touché par cette menace ?

Sans sombrer dans l’alarmisme, il serait illusoire de croire qu’Haïti échapperait aux répercussions d’une telle tourmente : hausse probable du carburant, renchérissement du prix transport, inflation sur les produits importés, tensions accrues sur l’électricité, l’alimentation et le coût de la vie. 

Car, même loin du théâtre des affrontements, les pays les plus dépendants paient souvent le prix fort des convulsions et soubresauts du marché mondial.

Et le sport serait donc lui aussi frappé de plein fouet : déplacements plus onéreux pour les sportifs, les clubs et les sélections, hausse du prix des équipements, entretien plus difficile des terrains et organisation encore plus précaire des compétitions.

Certes, beaucoup aiment à croire que le sous‑sol haïtien recèle du pétrole ; mais à ce jour, le Bureau des mines et de l’énergie (BME) évoque surtout un potentiel énergétique et des travaux de prospection, sans qu’une production pétrolière nationale exploitable n’ait jamais été établie.

Dès lors, une énième interrogation s’impose : comment les Haïtiens, dépendants d’un pétrole qu’ils ne produisent pas, affronteront‑ils une crise qui risque d’ébranler à la fois leur économie, leur quotidien et le sport qui porte une part de leur fierté nationale (Référence à la qualification des Grenadiers pour le mondial 2026 ?

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