En Haïti, l’intelligence artificielle est dans toutes les conversations, les discours et les effets de mode, mais, trop souvent, sans examen sérieux de ses enjeux réels.
Même chez certains spécialistes ou commentateurs réputés autorisés ou compétents, le sujet est abordé de manière superficielle, comme si notre quotidien d’insécurité, d’instabilité et de fragilité infrastructurelle nous dispensait d’en mesurer la portée.
Or, en traitant à la légère une telle innovation technologique, ne courrons-nous pas le risque de devoir subir, demain, un monde que nous aurions délibérément ou par ignorance, refusé de penser aujourd’hui ?
Pour avoir consacré une grande partie de ma vie à encadrer des jeunes, à bâtir des équipes et à éprouver, dans le sport comme dans l’existence, l'importance et la valeur de l’effort personnelle, de la discipline et de l’intelligence collective, j’observe cette intrusion, dans nos vies, de l’intelligence artificielle avec une fascination mêlée d’inquiétude.
C'est une avancée technique qui préfigure d'un basculement possible de notre condition humaine.
Comme un entraîneur qui voit soudain les règles du jeu transformer sa discipline sous ses yeux, je me demande ce qu’il adviendra de la volonté, de l’apprentissage, du mérite et de l’imagination lorsque la machine commencera à penser, décider et créer à une vitesse qui nous échappe.
Les points positifs de cette transformation sont indéniables. L'intelligence artificielle, qui devient de jour en jour plus puissante, fera accélérer la recherche scientifique, progresser la médecine, optimiser la production, démocratiser l’accès au savoir et redéfinir des pans entiers de l’économie tels que nous les connaissons.
Elle va donc, également bouleverser en profondeur des paramètres clés des activités physiques et sportives (APS) : détection des talents, lecture des performances, prévention des blessures, individualisation de l’entraînement, raffinement tactique, jusqu’à modifier peut-être notre manière même de comprendre la compétition, l’effort et l’excellence.
Cependant, à mesure que la machine gagne en autonomie, une question devient plus pressante : que restera-t-il de notre part proprement humaine ?
Pour nous en Haïti, cette interrogation ramène à une préoccupation lancinante.
Et pour cause, quand l'immédiateté et l’urgence dévorent la planification stratégique, les limites matérielles et infrastructurelles ne favorisent pas l'épanouissement du numérique, donc de l’innovation, et où la technologie n’est pas encore pensée comme un instrument de souveraineté et de développement incontournable, le danger de regarder passer l’histoire en simple spectateur est réel, et suggère d'autres interrogations sur lesquelles je vous invite à réfléchir
1.- Serons-nous encore capables de préparer notre jeunesse à ce monde qui vient ?
2.- Le Sport, école de volonté et de caractère par excellence, résistera-t-il à la logique froide des algorithmes ?
3.- Et l’être humain, à force de tout confier à la machine, ne finira-t-il pas par s’effacer lui-même de l’avenir qu’il prétend construire ?
Pour avoir consacré une grande partie de ma vie à encadrer des jeunes, à bâtir des équipes et à éprouver, dans le sport comme dans l’existence, l'importance et la valeur de l’effort personnelle, de la discipline et de l’intelligence collective, j’observe cette intrusion, dans nos vies, de l’intelligence artificielle avec une fascination mêlée d’inquiétude.
C'est une avancée technique qui préfigure d'un basculement possible de notre condition humaine.
Comme un entraîneur qui voit soudain les règles du jeu transformer sa discipline sous ses yeux, je me demande ce qu’il adviendra de la volonté, de l’apprentissage, du mérite et de l’imagination lorsque la machine commencera à penser, décider et créer à une vitesse qui nous échappe.
Les points positifs de cette transformation sont indéniables. L'intelligence artificielle, qui devient de jour en jour plus puissante, fera accélérer la recherche scientifique, progresser la médecine, optimiser la production, démocratiser l’accès au savoir et redéfinir des pans entiers de l’économie tels que nous les connaissons.
Elle va donc, également bouleverser en profondeur des paramètres clés des activités physiques et sportives (APS) : détection des talents, lecture des performances, prévention des blessures, individualisation de l’entraînement, raffinement tactique, jusqu’à modifier peut-être notre manière même de comprendre la compétition, l’effort et l’excellence.
Cependant, à mesure que la machine gagne en autonomie, une question devient plus pressante : que restera-t-il de notre part proprement humaine ?
Pour nous en Haïti, cette interrogation ramène à une préoccupation lancinante.
Et pour cause, quand l'immédiateté et l’urgence dévorent la planification stratégique, les limites matérielles et infrastructurelles ne favorisent pas l'épanouissement du numérique, donc de l’innovation, et où la technologie n’est pas encore pensée comme un instrument de souveraineté et de développement incontournable, le danger de regarder passer l’histoire en simple spectateur est réel, et suggère d'autres interrogations sur lesquelles je vous invite à réfléchir
1.- Serons-nous encore capables de préparer notre jeunesse à ce monde qui vient ?
2.- Le Sport, école de volonté et de caractère par excellence, résistera-t-il à la logique froide des algorithmes ?
3.- Et l’être humain, à force de tout confier à la machine, ne finira-t-il pas par s’effacer lui-même de l’avenir qu’il prétend construire ?
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